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Voyageuse

Age : 43 Inscrit le : 02 Juil 2006 Messages : 286 Localisation : France (Ile de France)
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Mar 15 Aoû à 19:23 | |
| | Martine a écrit: | Il ne faut pas oublier non plus qu'il y a eu des périodes de "matriarcat" où la femmes détenait le pouvoir dans certaines civilisations. Ce n'était pas mieux que le patriarcat ! Est-ce pour cela que les hommes ont si peur des femmes et les tiennent en esclavage quand ils le peuvent. Juste un mauvais souvenir du passé
Ce n'est pas une plaisanterie, je précise !
Très amicalement.
Martine |
Bonjour Martine,
Est-ce que tu as des sources historique à propos de ce fameux matriarcat ? car moi je n'en ai presque pas....Jean Markale par exemple dit que ce n'était pas à proprement parlé un"matriarcat" mais une société ou les hommes et les femmes avaient des rapports relativement égaux, mais je ne sais pas, j'en sais trop peu sur ce sujet et j'aimerai savoir.
De toutes façons l'abus pouvoir est destructeur qu'il provienne d'un homme ou d'une femme.
Pour ce qui est de la peur de la femme, les explications sont multiples mais j'en ai retenu une en particulier, peut-être parce que simplement elle me parle : Le petit garçon naît d'un corps de femme mais en grandissant ce n'est pas à un corps de femme qu'il devra s'identifier mais à un corps d'homme (identité masculine), d'où l'importance du rôle du père aussi, le père est un peu celui qui dit symboliquement au petit garçon "tu vois, tu n'es pas une femme, tu es comme moi, suis-moi". La petite fille a moins à construire son identité de cette façon car elle est future femme et provient d'un corps de femme, l'indetification est donc plus facile. De fait la femme est à la fois fascinante pour ce petit garçon devenu homme car elle est la "source" d'où il provient mais en même temps elle peut faire peur car y retourner c'est se voir menacé d'être englouti et d'y perdre son identité d'homme....cette régression amènerait en quelque sorte à sa perte d'identité (et le sentiment d'identité est très important pour exister, qu'on soit homme ou femme). Ce n'est donc peut-être pas de plus de présence féminine qu'a besoin l'homme pour ne pas avoir peur de la femme, mais d'une identité masculine plus solidement installée et donc d'un père aimant, présent et juste qui ait lui aussi réglé ses problème avec le féminin, y compris son féminin intérieur...d'où le fait que cela se transmet de génération en génération. La femme n'est pas exempte non plus d'un parcurs intérieur qui lui fasse visiter son masculin intérieur mais le parcours est un peu différent.
Amicalement,
Sylviane |
|  | | mariam

Inscrit le : 19 Sep 2005 Messages : 480 Localisation : marseille
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Mar 15 Aoû à 20:23 | |
| Bonjour Martine et Sylviane
Martine a écrit : Mais cette conception est-elle, dans l'Islam, celle de la masse des croyants ou bien seulement d'une certaine élite ? Et, tu vois, tu emploies quand même le "IL" pour parler de Dieu. Cela semble naturel. Pourquoi ???
Comme partout ailleurs il y a de tout chez les croyants musulmans, et ce n'est pas cela l'important. Je ne connais pas la masse des croyants, mais d'après ce que j'ai pu observer des croyants musulmans, ils ne différent en rien des autres masses d'autres croyants étiquetés autrement. J'insiste sur une chose : ne pas confondre Islam et musulmans (comme ne pas confondre ce qui émane du Divin et ce qui émane des humains, par exemple). Il y a Ce qu'il y a dans le Coran en Islam, comme dans d'autres textes sacrés : oui, peu de gens ont vraiment saisi le sens de ce texte pour mieux le dépasser. "Elite", si tu veux, bien que je n'aime pas ce mot.
IL = Dieu, mais j'ai écrit qu'Allah n'égalait pas IL ou ELLE. Il y a seulement un "problème" de langue : en arabe, IL ou ELLE n'existe pas concernant le Divin, ce qui n'est pas facile à concevoir dans la langue française. Si Allah = Dieu, alors Allah = IL DANS LA LANGUE FRANCAISE. Mettez-vous à l'arabe vous comprendrez mieux (je rigooooooole!! ).
Bien à vous.
Mariam  |
|  | | Martine Admin

Inscrit le : 16 Sep 2005 Messages : 1643 Localisation : Suisse
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Mar 15 Aoû à 22:50 | |
| Bonsoir Sylviane,
J'ai lu quelque chose de très intéressant sur le matriarcat dans l'histoire de l'humanité, il y a longtemps et, malheureusement, je ne sais plus où ! Je suis désolée. Je crois me souvenir qu'il existe encore quelques peuples, dits "primitifs", qui le pratiquent encore, dans le Pacifique notamment.
Bonsoir Mariam,
Tant mieux s'il existe un mot "neutre" pour qualifier Dieu en langue Arabe. Ma constatation portait sur le quotidien et la façon dont la femme est traitée, ce qui laisse à penser qu'une fois de plus, dans la pratique, "masculin" et "féminin" ne sont pas égaux. Ils sont même séparés dans les lieux de culte, n'est-ce-pas ?
Mais, pour moi, tout cela ce sont des "traditions" qui n'ont rien à voir avec la véritable spiritualité. C'est la même chose pour toutes les religions. Les coutumes ancestrales ont pris le pas sur l'enseignement spirituel.
La coutume la plus choquante pour moi est très certainement l'excision !
Bonne nuit à toutes deux.
Avec toute mon amitié.
Martine _________________ "Il n'y a que LA VIE" |
|  | | Marc

Inscrit le : 22 Sep 2005 Messages : 397 Localisation : Morbihan (56)
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Mer 16 Aoû à 0:32 | |
| Coucou
| Voyageuse a écrit: | Pour ce qui est de la peur de la femme, les explications sont multiples mais j'en ai retenu une en particulier, peut-être parce que simplement elle me parle : Le petit garçon naît d'un corps de femme mais en grandissant ce n'est pas à un corps de femme qu'il devra s'identifier mais à un corps d'homme (identité masculine), d'où l'importance du rôle du père aussi, le père est un peu celui qui dit symboliquement au petit garçon "tu vois, tu n'es pas une femme, tu es comme moi, suis-moi". |
D'un point de vue général, je ne suis pas certain que l'homme ait peur de la femme. Mais il est pris dans de nombreux conflits affectifs rattachés avec sa mère. Conflits qui se recréent conséquemment et par projection sur la femme qui compte pour lui.
Il est juste de dire que le garçon a une difficulté dans sa construction. D'un point de vue identitaire en effet, il doit se désidentifier de sa mère pour s'identifier à son père. Ce qui implique à la fois que la mère accepte de couper le cordon et que le père joue son rôle. Ce qui est loin d'être le cas la plupart du temps.
Mais bien entendu, et mis à part les questions éducatives, les contextes culturels sont eux aussi très importants.
| Voyageuse a écrit: | Ce n'est donc peut-être pas de plus de présence féminine qu'a besoin l'homme pour ne pas avoir peur de la femme, mais d'une identité masculine plus solidement installée et donc d'un père aimant, présent et juste qui ait lui aussi réglé ses problème avec le féminin, y compris son féminin intérieur...d'où le fait que cela se transmet de génération en génération. La femme n'est pas exempte non plus d'un parcurs intérieur qui lui fasse visiter son masculin intérieur mais le parcours est un peu différent. |
Sans doute oui
Mais la question est complexe... Et renvoie à beaucoup de choses chez les deux parents. Si le père ne s'est pas lui-même libéré de ses problématiques infantiles, il y a en effet peu de chances pour qu'il puisse jouer - éducativement j'entends - son rôle. De même devrait-il en être de la mère qui elle aussi devrait avoir mis un terme à son histoire familiale. Il y a des pères qui ne jouent pas leur rôle de façon "innée". Il y a notamment des pères qui ne peuvent pas le jouer parce que la mère ne leur laisse aucune place pour le faire.
Il y aurait tellement de cas de figures à aborder.
Nous pourrions peut-être résumer en exposant le fait qu'avant d'être parent, mieux vaut avoir fait un travail sur soi et dépassé sa propre histoire ...
Marc. |
|  | | Martine Admin

Inscrit le : 16 Sep 2005 Messages : 1643 Localisation : Suisse
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Mer 16 Aoû à 12:21 | |
| Pour illustrer notre propos sur la place de la femme dans certaines sociétés, je vous signale que le film "Jamais sans ma fille" sera diffusé ce soir sur la chaîne RTL9 à 20H40.
Quant au "matriarcat", j'ai cherché sur internet. Ce qui en ressort, ce sont surtout des hypothèses selon lesquelles le matriarcat a sans doute précédé le patriarcat pour des raisons évidentes de filiation : on connaît avec certitude la mère d'un enfant, pas son père ! Ainsi, de nos jours, dans la tradition juive, c'est toujours de la mère que dépend la filiation.
Avec toute mon amitié.
Martine _________________ "Il n'y a que LA VIE" |
|  | | linda
Inscrit le : 27 Mar 2006 Messages : 74 Localisation : Montréal province de québec
| Sujet: Vivre après l'expérience Jeu 17 Aoû à 4:57 | |
| Bonjour Martine
Il y a quelques années j'ai lu le livre....Jamais sans ma fille.....
Je te dis que ce livre m'a bouleversé,de voir la souffrance et le courage de cette femme,oui,vraiment ce livre fait réfléchir.
Malgré le grand talent de Sally Field,une actrice que j'aime beaucoup,j'ai préféré le livre au film.
Bonne journée |
|  | | Shulamite

Inscrit le : 19 Sep 2005 Messages : 941 Localisation : Lanaudière Qc
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Jeu 17 Aoû à 5:25 | |
| Ici y a pas de problème La plupart des femme après deux ou trois enfants demande le divorce et une pension. le juge accorde la garde et saisi a la source le check de paye du mari éconduit.
Il devient une sorte d'esclave ayant a peinne a vivre avec ce qui lui reste.
C'est apparu quand le gouvernement ne voulait plus payé du B.S.
il a commencé a saisir les réer des parents qui devaient suporté les enfants en difficulté mais après le tollé du monde des affaires et des banques.
Il se sont retourné sur la saisi des check de paye du mari.
maintenant la plupart ne veulent plus avoir d'enfant et se marié.
A force de tiré la couverte sur son bords il en restera plus pour personne.
Moi mon temps achève et je laisse les problèmes de l,humanitée a ceux qui leurs reste du temp.
Mon garçon ne veut pas d'enfant et ne veut pas se marié.
Le jeune s,assemble pour payé les loyés. Il sont des colocataires... et se marie une a deux fois par semaine avec qui ils/elles veulent quand ça leurs tantent
Alors on doit se rabattre sur l'immigration ...qui est fortement fédéraliste.
Nous sommes probablement appelé a disparaître a brève échéence comme les tibéteints qui sont submergé par les chinois.
( au dernier référendum on a voté' les francophones de souche a 62% pour et on a perdu quand le vote etnique de montréal a voté contre. Déjas il se fait tard. En plus il est défendu de le dire...la simple véritée)
en thé kas....
Pas pour demain l'équilibre...........  _________________ Shula -----------------------------------------------------
http://cf.groups.yahoo.com/group/Labibliodesgnosticdursina/ |
|  | | mariotheplumb

Inscrit le : 19 Mar 2006 Messages : 188 Localisation : région marseille
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Jeu 17 Aoû à 16:00 | |
| Bonjour Shulamite .
| Citation: | Ici y a pas de problème La plupart des femme après deux ou trois enfants demande le divorce et une pension. le juge accorde la garde et saisi a la source le check de paye du mari éconduit.
Il devient une sorte d'esclave ayant a peinne a vivre avec ce qui lui reste. |
J'ai observé cela avec les conséquenses que ça pouvait emmener . J'ai un copain à qui c'est arrivé , il est quasiment SDF . Il est obligé de faire des petits boulots à droite et à gauche , en dehors de son travail à plein temps , pour à peine survivre . Il a tout endossé , crédits , dettes et pensions alimentaires . Enfin , parlons d'autres choses , car ça ne correspond pas au forum ... _________________ jésus a promis à celui qui le suit la vie éternelle . |
|  | | Shulamite

Inscrit le : 19 Sep 2005 Messages : 941 Localisation : Lanaudière Qc
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Jeu 17 Aoû à 18:40 | |
| Oui assé déprimant en fait.....
Le tric est....: si onpeut pas réglé nos propres problèmes de scociété comment vouloir réglé ceux des autres pays.
Que les gouvernements des autres pays mettent leurs culottes.
 _________________ Shula -----------------------------------------------------
http://cf.groups.yahoo.com/group/Labibliodesgnosticdursina/ |
|  | | mariotheplumb

Inscrit le : 19 Mar 2006 Messages : 188 Localisation : région marseille
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Ven 18 Aoû à 9:07 | |
| Bonjour Shulamite .
| Citation: | | Le tric est....: si onpeut pas réglé nos propres problèmes de scociété comment vouloir réglé ceux des autres pays. |
Pour en revenir à Jésus : "avant de vouloir oter la paille qui est dans l'oeil de ton voisin , enlève d'abord la ppoutre qui est dans le tien ".  _________________ jésus a promis à celui qui le suit la vie éternelle . |
|  | | Martine Admin

Inscrit le : 16 Sep 2005 Messages : 1643 Localisation : Suisse
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Ven 18 Aoû à 14:05 | |
| Oui, mais on peut aussi dire que l'un ne justifie pas l'autre !
Ce n'est pas parce que la "libération" de la femme amène à certains abus qu'il faut renoncer à lutter pour l'égalité de traitement ailleurs ainsi que pour faire disparaître des pratiques d'un autre âge (lapidation, excision, et autres joyeusetés ).
Très amicalement.
Martine _________________ "Il n'y a que LA VIE" |
|  | | Voyageuse

Age : 43 Inscrit le : 02 Juil 2006 Messages : 286 Localisation : France (Ile de France)
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Ven 18 Aoû à 14:57 | |
| | Martine a écrit: | Oui, mais on peut aussi dire que l'un ne justifie pas l'autre !
Ce n'est pas parce que la "libération" de la femme amène à certains abus qu'il faut renoncer à lutter pour l'égalité de traitement ailleurs ainsi que pour faire disparaître des pratiques d'un autre âge (lapidation, excision, et autres joyeusetés ).
Très amicalement.
Martine |
Oui, c'est vraiment ce que j'apelle "le retour du balancier"...vous savez, un peu comme un métronome quand il est lancé...il va très à droite, très à gauche et met un certain temps avant se stabiliser vers le milieu. C'est un peu ce que j'ai répondu un jour à qq qui avançait les mêmes arguments que Shulamite, pendant bien plus de mille ans, il n'a pas été question de se demander une seconde qui allait "garder" l"'enfant et de combien serait la pension, si pension il y a : une femme ne se separait que par la volonté de son mari (répudiée) ou bien parce qu'elle mourrait, et dans le cas de cette séparation-répudiation c'était de toute façon le mari qui gardait l'enfant. Il fut aussi une époque où l'époux avait droit de vie et mort sur sa femme et ses enfants. Bon, vous me direz mais Shulamite (ni Daniel, ni Marc, ni...) n'est responsable de ce qu'on fait leurs ancêtres...et oui c'est vrai...mais vous connaissez la phrase de la bible : "ils ont mangé les raisins verts et leurs enfants en ont eu les dents "agacées" ? Cet excès répond à un autre excès. Mais je connais cependant pas mal de gens qui se situent dans un juste milieu en cas de divorce (c'est à dire sans abus ni de la part de l'homme ni de la part de la femme).
Amicalement,
Sylviane |
|  | | Voyageuse

Age : 43 Inscrit le : 02 Juil 2006 Messages : 286 Localisation : France (Ile de France)
| Sujet: Pratiques d'un autre âge Dim 20 Aoû à 11:42 | |
| | Martine a écrit: | Oui, mais on peut aussi dire que l'un ne justifie pas l'autre !
Oui, pratiques d'un autre âge. Exemple.
En Inde il y a une coutume très pratiquée, qui conciste en la dote. Dans ce système, pour pouvoir se marier, une femme doit offrir une dote très conséquente pécunièrement ou sous forme de biens. Et cette dote est si conséquente que pour les parents pauvres et modestes, cela implique qu'ils devront travailler dur toute leur vie pour mettre de côté et arriver à construire cette dot pour leur(s) fille(s). Par conséquent, et logiquement, donner naissance à une fille est vécue dans ce cas comme une catastrophe économique car très appauvrissante. Cette simple "coutume" a des conséquences énormes :
Les femmes essaient de savoir avant si elles vont donner naissance à une fille ou un garçon. Si c'est une fille, elles essaient d'avorter, ou bien si l'enfant fille est tué à la naissance dans certains cas. L'inde est un des rares pays où il manque énormément de femmes en termes numéraires, contre toute loi biologique (les femmes vivent plus longtemps que les hommes), il y a bien plus d'hommes que de femmes. J'ai traversé des communes entières en campagne sans presque pas voir de femmes, certes, leurs traditions les invite à vivre moins exposées que les hommes et sans doute étaient-elles à la maison...mais tout de même c'est incroyable de se ballader dans un monde sans femmes, ça fait une drôle d'impression. Ensuite pour les bébé filles qui grandissent et deviennent des femmes, cette "malédiction" de la dote les poursuit, car, étant donné la charge virtuelle qu'elles continuent à représenter, on continue à ne pas faire cas d'elles. Ainsi on leur réserve les travaux dangereux ou épuisants, elles sont soignées en dernier etc... ce qui accentue la mortalité bien entendu. Quand une femme est mariée, elle "appartient" désormais à la belle-famille. Dans cette belle-famille, c'est la belle-mère qui règne (son pouvoir à la maison est inversement proportionnel au non pouvoir qu'elle a à l'extérieur). Si la belle-fille s'entend bien avec la belle-mère, cela se passe bien mais si par malheur, elle ne s'entend pas bien ou si pour x raisons il y a des conflits avec le mari, cela peut aller parfois jusqu'au meutre maquillé en accident. Il suffit qu'une femme se plaigne d'être battue par son mari, elle retourne alors chez sa famille pour y chercher refuge. Ceci est considérée comme une "honte" par la famille qui incite alors sa fille à mettre de l'eau dans son vin et à retourner vers sa belle-famille et là, par exemple, on va dire que son sari a brûlé près d'un fouur, qu'elle a pris feu et que c'était un accident. L'influence de la société occidentale avec son aspect consommation a accentué le phénomène, certains sont allés jusqu'à tuer la fille dans l'espoir d'un remariage pour une nouvelle dote, et donc une télévision ou une voiture. Les chiffres sont énormes à ce sujet (chiffres sur les "accidents" bien entendu). Des femmes courageuses en Inde commencent à s'élever contre ça, elles sont peu nombreuses, en général lettéres et appartenant à l'élite, donc n'ayant pas à subir de tels dommages mais elles ont des yeux pour voir. Elles se battent pour que la police enquête et que les pots de vins ne circulent pas pour arrêter les enquêtes.
Mais le négatif de ces traditions n'est pas perpétué que par les hommes, les femmes y jouent un rôle important également. Une belle-mère par exemple sera d'autant plus cruelle et inique, qu'elle aura enfin un peu de pouvoir (pour la première fois de sa vie) et voudra inconsciemment se venger des mauvais traitement qu'elle a subi elle. Tout comme pour la circoncision, c'est le même schéma : elles trouvent "normal" que leurs filles subissent ce qu'elles ont subi. le processus de conscientisation joue un rôle énorme pour cette libération là.
Alors bon, vous me direz...ça ne se passe pas chez nous...et nous non plus ne sommes pas parfaits...mais tout de même ! Avant il pouvait se passer un siècle ou deux avant que l'information circule d'un pays à l'autre, aujourd'hui le monde est devenu un village et nous ne pouvons plus ignorer ce qui se passe chez nos voisins, qui sont aussi nos "frères et nos soeurs".
Amicalement,
Sylviane
PS : Ce n'est pas parce que la "libération" de la femme amène à certains abus qu'il faut renoncer à lutter pour l'égalité de traitement ailleurs ainsi que pour faire disparaître des pratiques d'un autre âge (lapidation, excision, et autres joyeusetés ).
Très amicalement.
Martine |
Bonjour,
PS : Oups...je voulais dire "excision" et non pas circonsion  |
|  | | Voyageuse

Age : 43 Inscrit le : 02 Juil 2006 Messages : 286 Localisation : France (Ile de France)
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Dim 20 Aoû à 11:57 | |
| Bon...il va falloir que je revois le mode d'emploi donné par Francis...j'ai cliqué sur "éditer" pour le PS, mais comme il fallait apparemment  |
|  | | Voyageuse

Age : 43 Inscrit le : 02 Juil 2006 Messages : 286 Localisation : France (Ile de France)
| Sujet: Re: vivre après l'expérience Dim 20 Aoû à 12:27 | |
| "Lors d'une étude menée au Maharashtra, toujours en Inde, l'UNICEF a pu en effet observé que sur 8000 avortements pratiqués après l'amniocentèse déterminant le sexe du bébé, seul 1 ne concernait pas une petite fille !..."
Les meurtres maquillés en "accidents" (les plus souvent "accidents de cuisine") seraient estimés à 5000 par an soit 12 à 14 par jour. |
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