adounafel

Inscrit le : 10 Oct 2007 Messages : 51 Localisation : Lorraine
| Sujet: Re: Le temps, si nous en parlions un peu ? Sam 13 Oct à 20:36 | |
| Bonjour à tous,
Le temps, quelle bonne question ! Merci de l'avoir posée !
A 1 an la moitié de la vie représente 6 mois, à 20 ans la moitié de la vie représente 10 ans, et plus on avance en âge, plus on met d'années dans ce qui représente 50% de la vie, c'est pour ça que plus on vieilli, plus le temps semble passer vite. Autre explication : un an à 10 ans représente 1/10ème de la vie c’est beaucoup, à 20 ans ça fait 1/20ème de la vie, et à 50 ans cela ne représente plus que 1/50ème de ce qui a déjà été vécu, donc beaucoup moins, relativement. Autre explication encore : à 10 ans, comme à 20 ans, on vit dans l’instant, le « tout, tout de suite », l’impatience, l’avoir, la vie ne va pas assez vite ; à 50 ans, on sait que l’on ne peut pas tout avoir, on a appris la patience, dont on meuble l’attente d’autres choses. Enfin : à 10 comme à 20 ans (encore, pour beaucoup), on n’a à s’occuper que de soi, et parfois on s’ennuie à ne savoir que faire ; à 50 ans, on court après le temps pour gérer les enfants qui grandissent, les parents qui vieillissent, le travail, la vie quotidienne et quelques loisirs pour souffler !
Car le temps, en plus, n'est pas le même pour le corps et pour l'esprit.
Le monde biologique occupe une fenêtre temporelle située entre l'horloge biologique de nos cycles circadiens qui suit un cycle d'environ 24 heures, et toutes les oscillations nerveuses de l'ordre des millisecondes associées à n'importe quelle activité de notre cerveau. Le temps du corps est de l'ordre de l'instant : sensations, température, oxygénation, équilibre, battements cardiaques, etc... et c'est un temps qui s'empile en strates linéaires régulières.
Le monde mental est tout autre : nous possédons un « chronomètre mental », comme on l'appelle souvent, qui régit la perception du temps dans une échelle qui s'étend de la seconde à la minute. Il nous indique à quelle vitesse nous devons courir pour attraper une balle de baseball. Ou quand claquer des doigts pour garder le rythme qui accompagne une pièce musicale. Ou encore combien de temps nous pouvons encore nous prélasser au lit après que le réveille-matin a sonné. Il nous est également utile pour comprendre l'ordre temporel d'évènements, par exemple lors d'une conversation : pour comprendre le discours, le cerveau doit appréhender la durée des voyelles et des consonnes, rythmer la parole, organiser les pensées avec cohérence et répondre de façon opportune.
Et il y a le monde vaste et mouvant de la psychologie... où le temps prend des formes étranges et variables. Notre perception subjective du temps qui passe est d'ailleurs intimement liée au niveau d'attention et d'émotion que nous accordons à un intervalle de temps donné : si ma lettre vous intrigue, le temps que vous passerez à la lire vous paraîtra court. Si elle vous ennuie, au contraire, vous trouverez le temps long. Cette durée subjective sera ensuite transférée dans la mémoire de travail où cette représentation pourra être maintenue et manipulée durant un certain temps, le temps par exemple de la comparer à une autre durée que vous venez d'évaluer, ou encore qui est stockée dans votre mémoire à long terme depuis longtemps. Puis restituée de façon subjective, en fonction de l'auditoire...
Enfin voici le temps étonnant des NDE, ce temps étrange, comme si l'on pouvait intégrer une autre dimension dans un temps terrestre mesuré : l'impression de pouvoir faire tenir une éternité dans les quelques minutes d'une horloge... Du coup, tout est changé. Pourtant sur terre, quelque soit la façon dont on le vit, le temps est compté, et s'écoule dans une seule et même direction : on ne peut pas revenir sur ce que l'on a fait, ni transformer le passé. Ce qui est fait est fait, bien ou mal. On peut le regreter ou le sublimer, en tirer expérience et sagesse, mais pas transformer ce qui a été. Dans la NDE, le temps existe aussi en quelque sorte puisqu'il y a une chronologie des évènements que l'on y vit ; pourtant, le temps ne semble plus s'écouler, ni aller inexorablement vers une fin. On dirait qu'il stagne, du moins, c'est l'impression que j'en ai eue, et en plus, on peut y naviguer, revenir en arrière, repartir vers l'avant, s'arrêter, tout voir d’un coup. Ce temps-là n’est plus un long fleuve tranquille, on dirait plutôt un océan infini.
Ô combien Albert avait raison : tout cela, finalement, est très relatif !
Et demain il fait beau et c'est dimanche : prenons le temps de souffler, de nous promener, de rêver, de ne rien faire... Bonne journée à tous et bonne semaine. |
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mariotheplumb

Inscrit le : 19 Mar 2006 Messages : 193 Localisation : région marseille
| Sujet: Re: Le temps, si nous en parlions un peu ? Sam 13 Oct à 22:19 | |
| En fait il faudrait peut être abandonner tout ce qui nous contraint à être dépendant du temps pour apprécier le non-temps , peut être une porte vers l'éternité . J'ai bien aimé cette apologie du temps . Conscience et temps ne sont peut être pas sur la même longueur d'onde . Ca en fait des "peut être" . _________________ jésus a promis à celui qui le suit la vie éternelle . |
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