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 Témoignage de Philippe

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Martine
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Nombre de messages : 5271
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Date d'inscription : 16/09/2005

MessageSujet: Témoignage de Philippe   Dim 2 Fév - 17:45

Témoignage de Philippe


Ce que je peux dire de ce que j’ai vécu m’a été rappelé par des images, des flashes, des ressentis et rien d’autre. Je n’ai pas de souvenir précis à cause de l’amnésie totale que cette expérience a engendrée. Je remercie encore le Divin, pour tout ce qu’Il m’a donné et toutes les personnes qui ont participé à ma reconstruction, à ma propre rencontre.

Je m’appelle Philippe, j’ai actuellement 43 ans. La N.D.E. que j’ai eu l’occasion de vivre s’est déroulée à l’âge de 21 ans mais si je n’en parle que maintenant par écrit, c’est que j’avais peur de trouver les mots pour le dire, ou simplement parce que jusqu’alors je n’en trouvais pas.

Il s’agit d’une tentative de suicide. Je suis épileptique depuis l’âge de 14 ans suite à une erreur d’anesthésie. Je n’en veux plus aux anesthésistes mais je suis extrêmement méfiant quant à leurs pratiques sur ma personne. A cette époque, à l’âge de 21 ans, je vivais en état de crises permanentes ou si rapprochées que je ne pouvais que les subir, en sortir tant bien que mal et passer à la suivante. Ce jour, j’ai attendu que tout le monde parte pour un repas chez ma sœur pour me retrouver seul. La dépression est comparable à une vague qui nous dépasse et emporte tout sur son passage. Du reste, je compare souvent les tentatives de suicide à une dépression de 6 mois vécue en 10 à 15 minutes ou moins. Cela vous donnera une idée de l’importance de la vague.

Durant ces dernières minutes, aucune issue n’était envisageable, ou s’il en a existé une, je l’ai ratée, aveuglé que j’étais par la souffrance de ce que je vivais. J’ai aperçu par la suite quelques mots qui ont résonné en moi : « et si la vie n’était que ça.. ». Cela a été une de mes dernières réflexions durant ces instants de détresse. Je me suis mis à pleurer et j’ai préparé de multiples boîtes de médicaments qui faisaient partie du traitement du moment.

J’ai pris tout ce que je pouvais et dans un dernier instant, je me suis adressé à Dieu en Lui disant : « J’arrive et surtout aide moi ». Pour une personne qui ne croyait plus en rien, cela a été le seul moment de lucidité. Je me suis endormi dans un profond sommeil en sachant que personne ne rentrerait avant le soir. Philippe désirait quitter cette vie mais plus haut la décision du contraire avait été prise.

Le soir arriva et mes parents sont revenus de ce repas. En voyant que je n’étais pas en bas, ma mère est montée dans la chambre où je me trouvais. (Cela m’a été rapporté par la suite).

Pour ma part, je ne peux situer dans le temps les évènements qui suivent, je sais seulement que cela a duré trois semaines. Je suis dans un métro qui descend à une vitesse folle, je suis accompagné de ma mère et nous « chutons » de plus en plus vite sans trop savoir vers où ni se préoccuper d’où l’on vient.
Plus de métro, de vitesse, de personne. Un immense vide, un « rien ». Je suis une partie de cette immensité noire. Je n’ai aucun ressenti spécial, peur, ou autre. Je suis là, c’est tout.Je n’ai aucun corps, aucune apparence spéciale, ou je ne regarde pas ce genre de détail. J’ai juste la chance de pouvoir y assister et de le vivre mais je ne le sais pas encore.
De ce néant, je me retrouve face aux Couleurs que j’ai appelées « les couleurs qui parlent ». Je suis comme attiré jusqu’à me retrouver dans chacune d’elles. J’ai du reste longtemps cherché à retrouver ces Grandeurs, cette Pureté, cette perfection et la Paix qui y régnait. En les traversant, je les vis comme on peut vivre une cellule d’un corps. Je suis comme traversé, elles sont en moi, elles sont moi.


J’ignore la durée et je m’en moque, je n’y pense même pas puisque le temps n’est qu’humain, le Divin me l’a dit par la suite et je crois que quand il nous est donné de vivre ça, d’être ça, c’est tellement « Waow ! » que quand on prend conscience que cela existe on ne peut l’oublier. Pour ma part, j’ai eu du mal à accepter de revenir et surtout de rester sur cette chère Terre que j’ai appris à ressentir, à Aimer, à vivre.

Le voile !. Quand je continue de vivre ce je raconte, je dis « le voile » car les termes seront toujours trop faibles pour en parler. Aucun mot humain n’existe pour définir la grandeur de ce « passage ». Après avoir vécu les couleurs, il se présente à moi comme la seule issue possible pour continuer d’avancer, de continuer de Vivre. C’est une couleur blanche mais pas du blanc franc. Il s’agit vraiment de l’apparence d’un voile ou c’est comme cela que je le vois. Je m’en approche, je ne le vis pas comme les couleurs. Un instant suffit et il disparaît pour laisser place au Blanc, la Lumière le But le plus beau... Je ne traverse pas cette Lumière, je suis en elle comme une goutte d’eau est dans l’océan. Je ne remercierai jamais assez le Divin de m’avoir parmi de voir tout ça, de le vivre et de pouvoir vous en parler.

Je le vois à l’instant où je l’écris. J’ai rapporté un fonctionnement utile, une seconde nature, la possibilité d’associer une image pour chacune des choses, chacun des évènements que je vis, dont je parle. La Lumière est moins impersonnelle que le néant. Il y existe comme une intimité, là seulement et maintenant, je sais que j’ai rencontré le Divin. Tellement immense et pourtant si intime. C’est sûrement de là que j’ai ramené le souvenir de ce regard, qui s’est gravé en moi. Cette immensité dans les yeux bleus sans fond que j’ai longtemps cherché par la suite pour retrouver ce repère dans ma vie. J’ignore comment et je ne chercherai pas à l’expliquer. Si l’on devait expliquer tout ce que l’on voit, nous serions en panne de mots.

Au fond, il y a des tas de boules de lumière identiques suffisamment individuelles pour entrevoir les contours et à la fois si rassemblées pour voir qu’à toutes elles ne sont qu’Une. J’ai pu voir ce « détail » sans m’étonner, mais je baigne dans cette lumière, je la vis, je l’ai été et dire cela pourrait paraître inconcevable en le disant mais en le vivant je vous promets que c’est Superbe, c’est Divin quoi, mais je dis ça maintenant. Je vois la chambre mais d’en haut, mais rien d’autre que ce corps qui flotte sans même savoir qu’il s’agit de moi, enfin, de Philippe. Quand j’ai vu ce corps, sans le savoir, j’ai lancé un appel, un « je ne suis pas mort » car mon frère qui se trouvait là l’a entendu. Il a dit aux médecins, infirmières qui étaient venues préparer mes parents à envisager mon enterrement, que je ne suis pas mort et qu’ils ne coupent aucune machine. Mon cœur a rebattu dans la minute qui a suivi.

J’ai tant été imprégné de Lumière que quand la première infirmière s’est présentée à moi, vêtue de blanc, je lui ai demandé si j’étais au paradis. C’est le seul renseignement qui m’importait. Et quand elle m’a assuré que non, j’ai pleuré.

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