guy

Age : 51 Inscrit le : 03 Fév 2007 Messages : 444
| Sujet: ON CROIT TOUT SAVOIR, EN FAIT ON NE SAIT RIEN Mer 14 Mar à 12:26 | |
| ON CROIT TOUT SAVOIR, EN FAIT ON NE SAIT RIEN
Je m’appelle Julien, je suis un homme heureux. Je me suis marié à une femme, belle comme une fleur Nous avons eu le coup de foudre tous les deux Nous étions encore jeune, je ne voulais que son bonheur.
Nous ne voulions pas d’enfants tout de suite, Nous voulions d’abord, un travail sûr Nous avions fait des études pour qu’ensuite, Nous ne manquions de rien bien sur !
Nous avions trouvé un emploi bien ancré Nous avions décidé de travailler tous les deux Nous avons acheté une ancienne ferme, bien typée Il y avait des travaux à faire dessus, mais nous étions heureux.
Nous étions propriétaires, notre ferme était bien à nous. Nous avons voulu concevoir des enfants, Nous en avons eu trois, nous étions fier comme tous ! Nous avons eu deux garçons et une fille, ils étaient bien vivants.
La restauration de la ferme nous prenait tous nos loisirs. Nous y passions tous nos week-end et tous nos congés. Nos enfants nous aidaient, cette maison était pour leurs avenirs. Nous avions calculé, qu’à la retraite, la maison serait finie de payer.
Le travail la journée, la restauration le soir, Nous ne faisions que cela, nous étions des passionnés. Les journées, les mois et les années sont passés sans rien voir, Nous n’avons même pas vu nos enfants grandirent, puis nous quitter.
Aujourd’hui, je suis dans cette grande maison vide, avec ma femme. Nous n’avons même pas le souvenir de nos enfants, de les voir s’épanouir, Notre maison est devenue très belle, mais il y manque des âmes La vie de nos enfants, que nous n’avons pas pris le temps les voir grandir
Nous nous rappelons, comme hier, nous changions encore leurs couches Aujourd’hui, ils sont grands, ils sont mariés et ont des enfants Notre vie est une toile male finie, il manque des retouches, L’amour entre nous, l’amour de nos enfants, trop pris par le temps
Aujourd’hui, je suis couché sur un lit, mon âme n’a plus envie de mon corps Ma femme est là, assise sur son fauteuil à bascule, elle tricote une écharpe Elle n’a plus que cela à faire, je là regarde, elle qui avait un si jolie corps La passion pour notre maison a tout tuée, j’ai vraiment envie que l’on m’écharpe
A l’intérieur de mon corps vie une grande colère, j’ai raté ma vie Je n’ai vécu que pour cette maison, un amour bien matériel J’ai envie d’en parler, de me confier, mais…je ne sais pas à qui Je ne me suis pas rendu compte que je passais à côté de l’essentiel
Il existe une chose plus merveilleuse que la pierre et le bois Une chose que l’on peut voir, si nous n’ouvrons pas les yeux trop tard L’amour de sa femme et de ses enfants, mais je sais que je ne le mérite pas Je voulais pourtant les rendre heureux, maintenant, j’ai peur de croiser leurs regards
J’ai peur qu’ils me jugent, qu’ils me condamnent pour ne pas leur avoir donné Tout l’amour et l’attention qu’un père doit donner à ses enfants et à sa femme. Je pensais faire bien, en leur faisant cette belle maison, mais maintenant j’ai du regret Je souffre de ne pouvoir leurs dires, j’ai envie de crier corps et âme
Pardonné moi, je n’avais pas compris, je croyais faire le bien pour vous Et je ne faisais le bien que pour moi, je ne suis qu’un égoïste stupide, Maintenant, il est trop tard, je ne peux plus revenir en arrière, et j’avoue Que j’en suis très malheureux, je ne sais plus quoi faire, je me sens vide
Mon âme veut quitter mon corps, mais je résiste, je ne veux pas partir Je veux sentir le pardon dans le regard de mes enfants et de ma femme Qui est là, à attendre, en tricotant, elle me regarde, pour voir si je respire Nous sommes tout deux, dans cette grande maison qui n’a plus d’âme
Mes enfants, petits enfants et amis sont dans la pièce à côté Ils sont tous là, prostrés, à attendre que ma fin arrive Tient ! Pourquoi papa et maman sont-ils là, à mes côtés ? Ils sont venus me chercher, je vais bientôt passer sur l’autre rive
Mes enfants, petits enfants et amis sont entrés, ils sont prés de moi Ils m’embrassent tous tendrement, je vois dans leurs yeux de l’amour Mon dernier petit enfant s’assoie, puis s’allonge prés de moi, Il me murmure à l’oreille, des paroles que j’attendais depuis toujours
« Papy, nous t’aimons tous, tu peux, si tu le désires, partir sans regret » A ses mots, j’ai vu toute ma grande famille me regarder en souriant, Ma femme me tenait la main, et me fit, je pense, un dernier baiser Mes parents étaient là, ils m’attendaient, je les ai suivi tout sereinement.
Je suis maintenant invisible à vos yeux, mais présent dans vos souvenirs Je connais maintenant ce que veut dire le mot ; « amour » Il faut que vous quittiez votre tristesse pour laisser place aux sourires Je suis toujours là, tout prés de vous, et je vous regarde vous épanouir
Je cherche à me faire entendre, afin de vous dire que j’ai compris, La vie ne doit pas être faite de superficiel, mais d’amour et d’attention Tout ce qui est matériel, tout ce qui est confort, tout ce qui m’a permis De construire un monde de bois et de pierres n’est que dérision
J’ai compris maintenant que l’amour est le seul intérêt J’ai compris, que tout ce que j’ai bâtis, je l’ai fais pour moi Et non pour ceux que j’aimais, je voudrais qu’ils sachent le vrai, Ce que je n’ai pas su leur dire, qu’ils étaient tout pour moi
Toi, qui est là, et qui m’écoute maintenant, dis leurs ! Dis leurs, à mes enfants que je regrette, que je n’aie pas su Dis à ma femme, que je l’attend, dans ce monde plein de bonheur Que nous aurons l’éternité, pour vivre ce que nous n’avons pas vécu
Dis-leur à tous, que je n’ai jamais été aussi vivant Dis leur que mon corps n’était qu’un vêtement, une enveloppe, Dis leur que je suis moi, plus vivant qu’auparavant ! Dis leur que je suis chez moi, et que je me développe !
Mon corps était pareil à une chenille qui rampe par terre Le passage dans l’au-delà en était le cocon, Et maintenant, je suis libre, comme un papillon dans l’air Je ne souffre plus, je sens vraiment comme un papillon
Maintenant il faut que je vous laisse, je dois partir Je ne vous dis pas adieu mais au revoir J’ai maintenant mon chemin à parcourir Mais grâce à Dieu, je pourrais vous revoir. |
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